Le circuit de Spa-Francorchamps

Localisation et histoire

Bien que le nom de la ville de Spa, voisine, y soit associé, aucune partie du circuit ne se situe sur son territoire. Le circuit se trouve aux abords du village de Francorchamps dans la commune de Stavelot avec des incursions sur le territoire de la commune de Malmedy, à l'est de l'Ardenne.

Le début de l’histoire commence en 1920, au lendemain de la première guerre mondiale, le chevalier Jules de Thier, patron du journal liégeois La Meuse, cherche un site pour faire revivre la Coupe de La Meuse, une course automobile interrompue par la guerre 14-18. A l’issue d’une rencontre à l’hôtel des Bruyères, à Francorchamps, avec le baron Joseph de Crawhez (bourgmestre de Spa) et le coureur automobile Henri Langlois van Ophem, il est décidé que le triangle formé par les routes 32, 23 et 440 reliant Spa-Francorchamps à Malmedy et Stavelot constitue un circuit idéal.

En 1922 le Royal Automobile Club de Belgique (RACB) organise à Francorchamps son « GP de Belgique », une course d’endurance pour voitures de sport remportée par l’Impéria-Abadal de Tornaco-Bruyère à du 88,900 km/h de moyenne.

En 1924, naissance des 24H de Francorchamps. Après la construction d’une cabine de chronométrage, d’un tableau d’affichage et d’une tribune de presse, le RACB organise la première édition des 24H de Francorchamps.

En 1925, le GP d’Europe à Spa c’est Antonio Ascari sur Alfa Romeo qui remporte le GP d’Europe.

En 1939, création du Raidillon. Suppression du virage de l’ancienne douane et construction d’une bretelle spectaculaire baptisée le Raidillon, plus communément appelé virage de l’Eau Rouge par les étrangers. Cette courbe rapide en forte pente (17 %) va contribuer à la réputation internationale du Circuit et vite devenir le virage le plus excitant du calendrier.

En 1951, elargissement du circuit (de 6 à 9m) et création du virage de Stavelot

En 1979 création de ce que l’on appelle encore aujourd’hui la « nouvelle portion » entre les Combes et le nouveau virage Paul Frère. La longueur du nouveau circuit est ramenée à 6,947 km.

En 1983, retour de la F1. Pour son retour à Francorchamps, le GP de Belgique est remporté par la Renault du Français Alain Prost.

En 2003, interdit à la circulation de mars à octobre, le Circuit devient semi-permanent. Puis très vite permanent avec 220 jours d’exploitation annuelle. En raison de l’interdiction de la publicité tabac, le GP de F1 est annulé.

En 2007 un budget de 15 millions d’euros est consacré à la création de nouvelles infrastructures avec notamment des stands répondant aux nouvelles normes de la FIA. Après une année d’absence, la F1 est de retour à Francorchamps. Le bail avec le GP de Belgique court aujourd’hui jusqu’en 2018. Très prisé par les organisateurs et pilotes, pros ou amateurs, du monde entier, le Circuit de Spa-Francorchamps constitue aujourd’hui un exemple en termes de modernité et de sécurité tout en gardant son caractère naturellement viril.

Le circuit de Spa-Francorchamps est un circuit automobile situé à proximité de Francorchamps dans la province de Liège, en Belgique. Il accueille chaque année le Grand Prix de Belgique de Formule 1 et la course d'endurance des 24 Heures de Spa, ainsi que d'autres courses nationales et internationales.

C'est un des circuits préférés des pilotes en raison de la variété de son tracé dans le paysage montueux de l'Ardenne belge qui permet aux pilotes de mettre leur talent en valeur 1,2,3. On le surnomme parfois le « toboggan des Ardennes ».

Evolution du tracé

Conçu en 1921 par Jules de Thier et Henri Langlois Van Ophem, le tracé original de 14,981 km avait en gros la forme d’un triangle reliant Francorchamps, Malmedy et Stavelot et utilisait des routes publiques. À l’époque, les concepteurs voulaient créer un circuit très rapide et les aménagements apportés au fil du temps reflètent cet état d’esprit. Ainsi, le virage en « U »6 « de l’ancienne douane» (prussienne jusqu'en 1871, allemande jusqu'en 1920), est remplacé en 1939 par un virage plus court et plus rapide, le Raidillon de l'Eau Rouge, aujourd'hui le plus célèbre du circuit.

Par ailleurs, le tracé ancien quitte le tracé actuel aux « Combes » où la piste continuait tout droit pendant quelques centaines de mètres avant le virage à gauche des « Combes » qui ouvre la longue descente de Burnenville. Celle-ci se termine par un long virage à droite extrêmement rapide qui lui-même donne sur le virage de Malmedy. En 1970, pour le dernier Grand Prix de Belgique sur l'ancien tracé, on y installa une chicane pour ralentir un peu les Formule 1. Après Malmedy, les bolides devaient négocier la longue ligne droite de Masta avant d’aborder à la vitesse maximale, le « S » de Masta, rapide et dangereux à cause des maisons qui bordent la piste.

Après le S de Masta, les pilotes devaient négocier une autre ligne droite, appelée « Holowell » par les anglophones (du nom du pilote motocycliste Bill Holowell qui y trouva la mort), avant d’aborder le virage de Stavelot. Ce dernier est initialement un virage assez serré quasiment aux portes de la ville de Stavelot mais par la suite, on crée une nouvelle portion de piste plus courte avec un virage moins serré et légèrement relevé permettant une vitesse de passage plus élevée. Cette modification fixe la longueur du tracé à 14,120 km. Après Stavelot, la piste se dirige vers la Carrière puis Blanchimont et la partie actuelle du circuit par une série de virages rapides bordés d’un côté de talus et de l’autre de ravines. Le tour se termine par l'épingle très serrée de « La source », l'endroit le plus lent du circuit.

Au fil du temps, les vitesses atteintes par les voitures rendent le circuit de plus en plus dangereux pour la sécurité des concurrents. Ainsi, Jackie Stewart devient un adversaire acharné du circuit depuis son accident à Masta en 1966. Dan Gurney avait l'habitude de dire de ce circuit qu'il « différenciait les hommes des petits garçons ». En raison de problème de sécurité, le Grand Prix de Belgique n'est pas disputé en 1969. Les F1 reviennent une dernière fois sur l’ancien Francorchamps en 1970 et le GP est remporté par Pedro Rodriguez sur une BRM P153.

Le circuit

Durant les années qui suivent, le circuit est encore le théâtre de courses de Sport-Prototypes, les 1 000 km de Spa. Au cours de l’édition de 1973, le Français Henri Pescarolo, sur une Matra 670B, établit le record de vitesse du circuit dans sa configuration ancienne et le record mondial de vitesse sur circuit « routier », à savoir un tour en 3 min 13 s 4, à la vitesse moyenne de 262,461 km/h. Mais cette année-là les accidents mortels de Joisten, Dubos et Larini lors de la course des 24 Heures de Spa conduisent à une redéfinition partielle du circuit. L'ancien tracé est définitivement abandonné en 1978.

Le circuit utilisé actuellement a été modifié à diverses reprises et est dorénavant un circuit permanent de 7 004 mètres de développement. Il s'agit toujours d'un circuit très rapide et vallonné, reprenant une partie de l'ancien tracé, qui présente des caractéristiques appréciées par les plus grands pilotes mondiaux des différentes catégories et où les bolides peuvent toujours dépasser les 320 km/h.

Spa-Francorchamps est également célèbre pour ses caprices météorologiques. Régulièrement, le circuit se trouve différemment exposé selon les secteurs, par endroits sec et stable tandis que d'autres parties sont humides et glissantes.

La partie la plus célèbre du circuit est le Raidillon de l'Eau Rouge où le défi des pilotes est de négocier cet enchaînement à fond. Jacques Villeneuve a souvent clamé haut et fort qu'il osait franchir le raidillon pied au plancher. Il l'a prouvé en 1996 en signant la pole position mais est en revanche très violemment sorti de piste à cet endroit en 1998 et 1999. Cinq ans avant lui, Alessandro Zanardi avait lui aussi été victime d'un gros accident dans le raidillon et avait dû se tenir à l'écart des circuits pendant quelques semaines.

Calendrier 2017

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Lien vers notre journée de roulage en GT Race

Lien vers notre journée de roulage en GT Sport

Où Dormir

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Commentaires de pilotes

    « C’est une course qui possède une grande histoire. La plupart des pilotes aiment conduire ici, le circuit est très long et les virages sont très techniques. Trouver le bon équilibre est un facteur essentiel à Spa ce qui est assez complexe. La météo est toujours imprévisible et la plupart du temps changeante. Conduire à Spa est un défi et c’est toujours passionnant. » - Robert Kubica

   « Pour moi, il est évident que Spa est l'un des meilleurs circuits du monde et j'adore rouler là-bas. L'expérience est un facteur-clé là-bas, car cela peut vous faire gagner beaucoup de temps si vous arrivez à trouver les bons réglages. » - Rubens Barrichello

   « Spa est l'un de mes circuits préférés. C'est un tracé qui propose tout ce qu'un pilote peut désirer. C'est l'un des circuits les plus rapides et les plus difficiles du monde avec ses collines, ses virages rapides, ses longues lignes droites et tout cela vous donne beaucoup de plaisir au volant. C'est aussi un très beau circuit au milieu de la forêt, mais avec un temps qui est toujours imprévisible. La météo peut en effet jouer un rôle essentiel durant le week-end, même lorsqu'on est en été. Cela fait partie de l'excitation à Spa. Le virage de l'Eau Rouge est légendaire, même si nous pouvons facilement le prendre à fond aujourd'hui, lorsque la piste est sèche. » - Jenson Button

   « C’est un des circuits traditionnels du calendrier. Il fait partie de l’histoire de la F1 et l’atmosphère y est particulière. Tous les pilotes aiment rouler à Spa, qui présente un des challenges les plus intéressants du calendrier. Les virages rapides sont impressionnants, surtout Eau Rouge et Pouhon. C’est toujours un réel plaisir de piloter une F1 sur ce circuit. » - Fernando Alonso

   « Comme Monaco, Silverstone et Monza, Spa est l'un des circuits historiques que j'adorais voir à la télévision lorsque j'étais plus jeune. C'est aussi un endroit magnifique, un circuit sur lequel on peut pousser les F1 à leurs limites. Passer dans Eau Rouge, Pouhon ou Blanchimont vous donne des sensations incroyables. Tout votre corps est à la limite et vous continuez à pousser pour aller encore plus vite. Je pense que ce circuit ne devrait jamais quitter le calendrier de la F1. » - Lewis Hamilton

   « Je crois que tout le monde en F1 attend la course de Spa avec impatience. Pour les pilotes, ce circuit représente un défi unique, car contrairement à certains autres tracés, celui de Spa a du caractère. Les virages rapides exigent d'un pilote qu'il soit courageux et qu'il prenne des risques. Cela signifie aussi qu'un accident peut être très sérieux si quelque chose se passe mal. Mais j'adore cet endroit et je pense que c'est le meilleur circuit du calendrier. » - Heikki Kovalainen

Sources

http://www.sonuma.com/dossier/francorchamps-l%C3%A9gende-sur-2-et-4-roues

https://fr.wikipedia.org/wiki/Circuit_de_Spa-Francorchamps

http://www.spa-francorchamps.be/historique-du-circuit